Israël, Salon du livre de Paris

Samedi 15 Mars 2008

Le Salon du livre à Paris célèbre le 60 ème anniversaire  » de la création de l’Etat d’Israël ». On se trouve finalement devant une opération d’envergure et bien coordonnée, puisque le festival de cinémade Mons, en Belgique, avait fait de même et avait été boycotté par les cinéastes algériens.

De même pour le salon du Livre. Il est finalement boycotté par tous les pays arabes, dont l’Algérie. Certains, ici, comme d’habitude, se cachaient derrière l’argument qu’il ne fallait pas « pratiquer la politique de la chaise vide« ; Toujours les mêmes, ceux qui avaient été en cachette en Israël et qui voudraient bien en finir avec le problème palestinien, et détestent bien plus Hamas qu’Israël. Pas de chance pour eux, le salon a été inauguré par le président d’Israël, Shimon Pères, lui même. L’opération politique était évidente. Israël fait mine d’ignorer ce boycott, « ce sont ceux qui ne viennent pas qui se punissent eux mêmes« , disent ses représentants. Mais en fait, le boycott l’a mis en rage Israël et les écrivains israéliens de service. Il s accusent les arabes « de mélanger politique et littérature« , ( alors que c’est Israël qui a voulu le faire dans ce salon du livre) et que « boycotter ainsi la littérature c’est agir comme ceux qui brûlent les livres ». Quel excès. La presse occidentale emploie les mêmes arguments. Ils passent étrangement sous silence que des écrivains Israéliens, comme Benny Zifer ont appelé eux aussi au boycott et fait circuler une pétition dans ce sens en Israël. Ils révèlent comment la participation officielle israélienne a écarté les écrivains qui n’écrivaient pas en Hébreu, comme des écrivains juifs ou israéliens écrivant en Yiddish ou en Anglais, et les écrivains palestiniens vivant en Israël, et qu’elle n’a retenu que « les écrivains officiels » dont l’Etat israélien était sûr des positions.

Même scénario, au salon du livre de Turin, où est célébré l’anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, et que de nombreux écrivains italiens appellent à boycotter.

Wassila Tamzali vient de recevoir le prix de  la chaine de Télé « France 2″, pour son livre « De la révolution à la décennie noire ». La France récompense les siens. Je me souviens de la période coloniale, vers la fin des années 50, où nous la voyions toujours à l’Université avec les pieds noirs. Après l’indépendance, elle s’était faite très discrète. Voilà qu’ils reviennent maintenant plein d’arrogance. Il faudrait toujours connaître la biographie de quelqu’un pour mieux  comprendre ce qu’il dit ou écrit.

Une réponse à “Israël, Salon du livre de Paris”

  1. Http://Algen.jeun.fr dit :

    Parfaitement, cela demontre tout simplement la lacheté des pays arabes incapables d’assumer une politique de soutien ou d’opposition comme il se doit. le livre a bon dos, et un embargoi economique est tellement risqué….

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