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22 février 2005, l’assassinat de Hariri, « les fennecs d’or », et encore Dieudonné

22 février 2005, l’assassinat de Hariri, « les fennecs d’or », et encore Dieudonné

  

Rafiq HARIRI, l’ex premier ministre du Liban a été tué dans un attentat, le 14 février dernier, à Beyrouth.

J’ai voulu écrire à plusieurs reprises à ce sujet. Mais pas le temps, ou bien pas le moral. Un dégoût des affaires, qui ne marchent pas d’ailleurs. L’impression d’ être emprisonné dans cette petite entreprise; de perdre mon temps ou plutôt de ne pas  faire ce que j’aimerais. Ecrire, surtout écrire, comme une obsession. Le temps perdu, et il devient de plus en plus précieux. L’âge, la mort, comme disait l’autre, Gabriel Garcia Marquez je crois, « qui n’est plus seulement une réalité théorique ».

Hariri était un homme attachant. J’ai suivi un long reportage sur lui réalisé par un intellectuel libanais. Milliardaire, après avoir , comme beaucoup, travaillé en Arabie saoudite. J’avais été frappé par sa façon de laisser entendre qu’il regrettait d’avoir fait de la politique: « avant, ils étaient tous d’accord avec moi, il y avait un consensus » confie-t –il. Ce que j’aime, cette conscience chez lui du caractère dérisoire du pouvoir et de l’argent. Attachant.

Sa mort a tout de suite été exploitée. L’occasion était trop belle. Sans attendre, les américains ont pointé du doigt la Syrie. Les Français aussi. Chirac s’est précipité à ses funérailles, dans cette ancienne colonie française. Il y est en concurrence maintenant avec les USA. Le parti français Libanais, ceux de la double nationalité, criait à Chirac « vive la France, la Syrie dehors ». Comme l’Algérie et le Liban se ressemblent! Nos francophones ont toujours aimé le Liban, et « la langue arabe quand elle est parlée par des Libanais ».

Hier Bush et Chirac, à Bruxelles se sont entendus pour demander le retrait des troupes Syriennes. Et celles américaines d’Irak!! Les Syriens, eux au moins sont des Arabes. Avant le découpage anglo-français de cette région, la Syrie, le Liban, la Jordanie constituaient une seule région: « Ecchem ». Quel monde absurde.

Absurde aussi, ces dizaines de milliers de manifestants libanais qui hier ont réclamé le départ de la Syrie. Ils ne se sont pas rassemblés autant pour demander celui des américains d’Irak. Jamais les arabes n’ont été aussi humiliés.

Bush et Chirac, l’histoire se répète, revient en arrière, comme aux beaux jours du condominium anglais sur la région. Mais la France, aujourd’hui n’est pas l’égale des USA.

Jeudi, j’étais à la cérémonie des « Fennec d’or », au TNA, l’équivalent ou plutôt la singerie des « Césars d’or » en France. Mais , c’est bien, il faut des choses comme ça. L’atmosphère était parfois cocasse: Kaci, Tizi Ouzou, à qui le DG de la télé, Habib Chawki, a confié, sans l’avertir, les soins de diriger la cérémonie, n’avait pas ses lunettes pour lire les nominés et les lauréats. Exactement comme l’année passée, où une vieille actrice avait été choisie qui ne pouvait même pas lire les noms, ayant oublié ses lunettes. Toujours la même improvisation. Kaci , les mains tremblantes n’arrivaient même pas à ouvrir les enveloppes où il y avait le nom du gagnant. Au début, il en fait tomber une. Mais au bout de quelques enveloppes, il était mieux entraîné.

Certains lauréats remerciaient dans une bizarre langue franco arabe. Khaled, le chanteur de Raï, était là, et il a chanté. Le public était froid, et il l’a senti.

Dieudonné, à Alger, a dit quelques vérités aux sionistes: l’exploitation de la Choa, la LICRA, qu’il a qualifié de « bande de malfrats ». Il est vraiment courageux. Aujourd’hui, une campagne intense a été déclenché contre lui sur les médias français. Sur France 2, la Licra a eu complaisamment et longuement la parole pour annoncer qu’elle allait le traîner en justice. Le journal de cette chaîne a été ouvert sur « un acte antisémite » (paraît il un cocktail Molotov contre le mémorial de Drançy) et un acte raciste contre la mosquée de Paris ( des croix gammées sur le mur et l’inscription « dehors les arabes »). Question du présentateur du journal télévisé à la LICRA: » ne croyez vous pas que Dieudonné a en quelque sorte armé ceux qui commettent ces actes ». Le présentateur ne s’est même pas inquiété de l’incohérence entre ce qu’il disait et les faits qu’il présentait.

  

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