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7 mars 2005 19h59, la Théorie des cordes, les otages en Irak, un monde dingue

7 mars 2005 19h59, la Théorie des cordes, les otages en Irak, un monde dingue

Comme tous les jours, des idées éparses, discontinues, qui vont et qui viennent. Mais peut on penser autrement. La différence, c’est qu’aujourd’hui, je les note; enfin, quelques unes, une infime partie, car sinon, chaque jour serait passé à écrire, ou peut être à n’avoir rien à écrire puisqu’il faut      avoir d’abord pensé, donc vivre, pour écrire.

Bref…

La science est doute, la foi est certitude. Cette phrase m’est venue parce que S…, une amie à ma fille, doit venir ce soir. Très croyante, peut être islamiste. Comme beaucoup comme elle, elle cherche sans arrêt à trouver dans le Coran, des vérités ou des découvertes scientifiques, mais bien sûr après coup. Elle se lance à ce sujet dans des discussions interminables qui sont  déclenchées par sa foi sans limite et limitées par sa culture et ses connaissances scientifiques. Elle, ils, ne comprennent pas que la foi, la science sont deux chemins différents vers la vérité. Que la science remet en question sans arrêt la foi, et que la foi remet en question la science, en découvrant ses limites. Qu’ils sont deux énergies différentes, deux sources différentes de la connaissance. Peut être arrivera-t-on un jour, à en découvrir l’unité, une théorie les unifiant.

Je dis cela par analogie avec une émission que je viens à l’instant de voir sur ARTE sur la « théorie des cordes », qui pourrait être cette théorie unificatrice de toutes les lois de l’Univers que l’humanité recherche. « La théorie des cordes », cela pourrait être le théorie unifiant la loi de la relativité générale, et la mécanique quantique, expliquant en un Tout la gravité, l’électromagnétisme, et la physique quantique, les formes du mouvement des gros objets, les planètes, les galaxies, et les forces subatomiques. Passionnant.

J’avais toujours rêvé à une telle loi avant de découvrir que d’autres y pensaient. C’était, il y a trente ans quand j’étais à la Recherche scientifique  et que je dévorais les ouvrages de physique: l’idée que l’infiniment petit et l’infiniment grand était une seule et même chose, que chaque particule se transformait en une autre ( ce que commence à expliquer la nouvelle théorie des cordes), que la terre n’était peut être qu’un atome. Et il n’y a pas longtemps, j’étais frappé par la ressemblance entre les typhons et leur mouvement autour de leur centre, le fameux œil du cyclone, et les galaxies tournant autour d’un trou  noir, le même mouvement. Peut être le même chose.

Juste avant, exténué par le travail dans ma société, j’ai regardé l’émission « c dans l’air » de la chaîne « Cinq » française. Débat autour de la libération de l’otage italienne en Irak. et de la « mort en héros » du responsable des services secrets italiens, en tentant de la protéger…des balles américaines. Au débat,  des personnes liées ou représentants en fait les services spéciaux français mais avec des cartes de visite plus ou moins vagues cherchant à le cacher: « expert militaire », « spécialiste de géopolitique » ou  « d’études stratégiques ». Ils ont tous cherché d’évidence à minimiser la « bavure américaine »" , y compris en cherchant à cacher leur parti pris manifeste par quelques critiques contre les américains: du genre de celles qui passent et qui flattent le chauvinisme européen; « les militaires anglais, et même les italiens, s’y prennent mieux, sont plus adroits, les américains ne savent pas s’y prendre avec la population » etc; bref, ce cliché de l’américain qui fait des erreurs comme un enfant, un innocent, simplement par maladresse, qui en est ensuite très gêné, et qui en devient finalement sympathique .

Pas un seul, pour signaler, que c’est toujours des journalistes européens anti-guerre qui sont pris en otage, et que cela devient suspect,  toutes les manipulations étant  possibles en Irak sous couvert de « terrorisme » et de « groupes incontrôlés ». Ils ont même dit à la fin, avec une grosse ( et suspecte) insistance que « les terroristes irakiens mettaient tous les occidentaux  sur le même plan et qu’ils s’attaquaient aux journalistes parce qu’ils ne voulaient pas de témoins ». On aurait cru, pourtant logiquement, que ce serait plutôt, là l’intérêt américain.

Il aura fallu que l’un des participants signale quand même, mais faiblement, que les otages américains « on n’en entendait pas parler, parce qu’ils étaient exécutés ».

Et tout dans le même style dans cette émission: incohérences, absurdités, qui reflète bien ce  monde dingue dans lequel nous vivons actuellement: la voiture ramenant l’otage italienne a été mitraillée, sans aucune raison apparente. On explique que ce sont « des erreurs inhérentes à ce genre de guerre ». Personne pour dire  qu’on peut s’imaginer alors ce qui arrive aux  irakiens tous les jours. L’un dit que cette guerre est terrible et qu’elle a coûté…déjà 1500 morts américains. Je regardais, j’écoutais ébahi, ce sordide échantillon du racisme moderne. Et cela se passe tous les jours comme ça sur les chaines de télé occidentales ! Un autre, toujours au cours de ce débat, précise:  » il y a bandes de terroristes voyous qui rodent autour de la zone sécurisée américaine. Elles prennent tout occidental qui a l’imprudence d’en sortir comme les deux journalistes  de gauche enlevées et qui sont radicalement anti guerre ». Et il ajoute que « les terroristes ne font aucune distinction entre les occidentaux, y compris les Français », car « ils savent très bien, précise-t-il dans quel camp est la France et qu’elle est en Afghanistan ». Et il se passionne pour parler de la brutalité de ces groupes qui « assassinent et tuent sans état d’âme ». Pourtant, quelques instants auparavant, il avait décrit, presque avec…. tendresse, comment les américains avaient comme consignes impérieuses de… tirer à vue.

Le responsable des services secret italiens est devenu un héros parce que, d’après la presse, il aurait protégé de son corps la journaliste, et donné ainsi sa vie pour elle. Mais, dans la même situation, un irakien, lui, aurait été un kamikaze fanatique, ne craignant pas la mort.

  

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